Ce mercredi 10 juin, plusieurs camarades ont été la cible de perquisitions et d’arrestations. Cette répression est directement liée aux actions de Code Rouge, et cible donc les mouvements de désobéissance civile écologistes. Cette opération était également violente : dès 5 heures du matin, avec des portes défoncées, traumatisant parfois les familles dont des enfants, des personnes ciblées. Il ne s’agit pas que de judiciaire : c’est une opération d’intimidation. 

Ce n’est pas la première opération contre Code Rouge ou les mouvements de désobéissances civiles, mais celle-ci intervient dans un contexte de plus en plus autoritaire. Rappelons les perquisitions semblables contre le mouvement antifasciste liégeois récemment, ou encore les violences policières de plus en plus fréquentes, touchant même professeurs et enfants ces derniers jours. Cette vaste opération judiciaire doit aussi s’analyser en parallèle de projets de loi liberticides telles que la loi Quintin ou des visites domiciliaires. 

Nous réaffirmons ici la légitimité de la désobéissance civile, particulièrement face à un système écocidaire. La violence de l’Etat face à un mouvement non violent ne sert qu’à protéger l’extractivisme mortifère, le productivisme capitaliste et l’impérialisme militarisé. Quand l’obéissance signifie ne rien faire face au pillage de notre avenir, la désobéissance est légitime. 

La Gauche anticapitaliste est solidaire des camarades de Code Rouge. Nous sommes solidaires de toustes celleux victimes de violences judiciaires et policières. Nous continuerons de soutenir et lutter, dans la diversité des tactiques et avec les fronts unitaires, pour abattre ce système écocidaire et liberticide. 

Gauche anticapitaliste, 14 juin


Photo : action de Code Rouge contre le géant de l’agro-industrie Cargill à Gand. Source : page Facebook de Code Rouge