Nous publions ci-dessous la version longue du tract (également disponible en version courte et bilingue au format pdf en cliquant ici) que nous distribuerons lors de la manifestation syndicale de ce vendredi 9 octobre à Bruxelles, au départ de la gare centrale.
Depuis deux ans, nous avons lutté contre les gouvernements de droite. À plusieurs reprises, nous avons été des dizaines de milliers dans les rues. L’enseignement, le chemin de fer, la poste : la colère éclate partout et s’installe dans la durée. Toutes et tous, nous avons résisté à un gouvernement qui impose ses choix politiques dans une dérive autoritaire et répressive. À de multiples reprises, il a franchi toutes les lignes rouges, y compris celles que l’on croyait infranchissables.
Aujourd’hui le gouvernement s’apprête à voler 10 milliards dans les poches de la classe travailleuse, alors que les inégalités n’ont jamais cessé de croître ces dernières années, que la précarité s’accroît et que les canicules ont tué plus de 3000 personnes en Belgique cet été ! Pour faire face aux crises économique, écologique et politique, il est temps de prendre l’argent là où il est : dans les poches des 10% les plus riches ! Seul un impôt substantiel permettra aujourd’hui de faire face à la crise de la dette tout en répondant à l’urgence sociale et écologique. Nous avons besoin d’une alternative radicale à l’austérité, qui passe par le refinancement des services publics et l’investissement dans la transition écologique.
Dans un contexte de crises multiples et d’inflation galopante, à cause de la crise énergétique que Trump et Poutine ont créé avec leurs guerres, ce gouvernement n’agit que dans une seule direction : réduire toujours davantage nos salaires, nos pensions, nos allocations sociales, nos droits au chômage, nos soins de santé, nos services publics et les moyens accordés à l’enseignement.
Nous ne voulons pas un simple recul de ce gouvernement. Nous voulons sa chute ! Chaque jour qui passe est un jour de trop pour les travailleurs, les enseignants, les retraités, les étudiants, les jeunes et toutes celles et ceux qui vivent de leur travail. Malgré l’ampleur de la colère contre les gouvernements, il nous manque encore une stratégie. Les mobilisations désordonnées ne suffisent pas face au projet de régression sociale de la droite. La seule manière de gagner est de durcir les actions et de construire un large mouvement, appuyés sur les secteurs les plus combatifs (le transport aérien, l’enseignement, le rail), qui construisent le rapport de force avec les gouvernements, non pour les faire reculer, mais pour les mettre hors d’état de nuire. Nous ne voulons pas une petite part du gâteau. Nous revendiquons la boulangerie entière !
