Inprecor

1917, exemples et contre-exemples à méditer

Pour la pensée dominante, « admettre le fait qu’une “classe subalterne” ait pu accéder au pouvoir et se gouverner elle-même, fût-ce de façon éphémère, revient à accepter une idée inacceptable car elle suppose la remise en cause des règles élémentaires de la domination ». Alors, à l’occasion du centième anniversaire d’octobre, Olivier Besancenot propose « un point de vue sous la forme d’une plaidoirie assumée qui veut tordre le cou aux deux contre-vérités récurrentes : la révolution d’Octobre 1917 n’est pas un coup d’État, mais bien une révolution ; la révolution ne portait pas en elle la tragédie qui...

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Vénézuela : Régression « nationale-stalinienne »

Par Pablo Stefanoni 1, publié par Inprecor. Après un voyage en 1920 dans la Russie révolutionnaire avec un groupe de syndicalistes travaillistes, le penseur britannique Bertrand Russell écrivit un petit livre, Pratique et théorie du bolchevisme 2, où il concrétisait ses impressions sur la récente révolution bolchevique. Il y posait avec simplicité et une vision anticipatrice quelques problèmes à propos de la concentration du pouvoir et des risques de construire une nouvelle religion d’État. Dans un texte fortement empathique envers la tâche titanesque que menaient les bolcheviks, il affirma que le prix de leurs méthodes était très élevé et que même...

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