Nous publions ci-dessous le tract (également accessible en version bilingue et au format PDF en cliquant ici) que nous distribuerons lors des activités contre le racisme du 21 mars, et notamment à la manifestation bruxelloise, prévue à 13h30 à la Place de l’Albertine, au départ de laquelle nous tiendrons un stand.

Partout en Belgique, le gouvernement Arizona et les gouvernements régionaux renforcent le racisme d’État. Les plans sécuritaires comme le Plan Grandes Villes porté par le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), ciblent toujours les mêmes quartiers par des contrôles massifs, des perquisitions et une présence policière accrue qui accentue les violences. Alors que la mobilisation de 2018 avait forcé la Suédoise a reculé sur les visites domiciliaires, l’Arizona remet le couvert avec un projet de loi qui bafoue les droits fondamentaux des personnes exilées.

Dans la droite ligne des politiques meurtrières de l’Union européenne, les politiques migratoires du gouvernement fédéral organisent la répression et la déshumanisation des personnes migrantes : arrestations arbitraires, rafles ciblées, enfermement des personnes sans papiers dans des centres fermés, expulsions violentes, criminalisation de la solidarité internationale avec le peuple palestinien. La ministre de l’asile et la migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA) s’enfonce aujourd’hui dans une fuite en avant trumpiste en contournant l’avis de la Cour constitutionnelle qui retoque sa réforme, et témoigne de l’accélération autoritaire du gouvernement dont les personnes migrantes sont parmi les premières victimes.

Face aux guerres impérialistes et aux régimes autoritaires, nous défendons un antiracisme internationaliste, concret et solidaire, aux côtés des peuples en lutte en Ukraine, en Iran, en Palestine, au Congo, au Soudan, au Venezuela, et ailleurs. 

La stratégie de l’Arizona est claire : s’en prendre violemment à tout notre camp social, et en particulier aux personnes migrantes et racisées, pour fracturer la résistance. En réponse, nous devons lier nos luttes aux mouvements syndical, féministe, écologique, et construire un mouvement antiraciste unitaire, fort, radical et démocratique bien au-delà du 21 mars.

Nous exigeons : 

  • La fermeture de tous les centres fermés et l’arrêt immédiat de la construction des centres de Jumet, Zandvliet et Jabbeke
  • Le désarmement et définancement de la police
  • L’abolition du Plan Grandes villes 
  • La fin des politiques migratoires racistes et la régularisation de toutes les personnes sans-papiers
  • Un vaste plan de lutte contre toutes les formes de racisme : islamophobie, antisémitisme, négrophobie, romanophobie
  • Un refinancement massif à la hauteur des besoins réels des services publics et de la sécurité sociale
  • L’abolition de Frontex
  • La réparation des crimes coloniaux de la Belgique
  • La liberté d’installation et de circulation pour tous.tes