Mois : juin 2018

Maroc : pour la libération de tou.te.s les détenu.e.s

Le procès fleuve des manifestant.e.s du hirak du Rif s’est achevé mardi 26 juin au soir, sur de très lourdes peines, dignes des « années de plomb ». Les principa.les.ux animat.eur.rice.s du mouvement populaire rifain ont écopé de 20 ans de prison. Les charges retenues sont significatives : « tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage », « réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinées et à mener et financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du royaume », tentative « d’ébranler la loyauté des citoyens envers l’état marocain et les institutions nationales », etc. La...

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« La pratique du football, qu’il faut différencier du spectacle, est un champ de lutte »

Ceci est une contribution au débat qui ne représente pas l’opinion de l’entièreté de la Gauche anticapitaliste. Peut-on être de gauche et aimer le football ? Peut-on aimer le football sans cautionner les dérives du football-business ? Le football peut-il s’abstraire des rapports de forces politiques et sociaux ? Autant de questions qui se posent de manière récurrente, notamment lors de l’organisation de grands événements sportifs comme la Coupe du monde qui se joue à l’heure actuelle en Russie. Pour tenter d’aborder ces questions de manière originale, nous avons rencontré Mickaël Correia, journaliste à CQFD et auteur d’une remarquable Histoire populaire du football(1)Éditions la Découverte, mars 2018,...

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Football : Une pandémie mondiale

Ceci est une contribution au débat de Robert Merzig suite à la publication de l’article “Coupe du monde de football en Russie : vive le football populaire !” au Luxembourg qui n’engage que son auteur et ne représente pas l’opinion de l’entièreté de la Gauche anticapitaliste. Le football n’est ni innocent, ni « neutre », ni « apolitique », et ne l’a jamais été de surcroît, et il joue aujourd’hui un rôle politique précis. En tant qu’appareil idéologique d’État, le football représente un enjeu politique considérable. Le dernier Mondial de la Coupe du Monde du football a eu lieu au Brésil. Résultat: l’espérance de retombées...

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Elections en Turquie : Erdogan gagne un sursis institutionnel

Recep Erdogan apparaît vainqueur des scrutins du 24 juin 2018. Il est effectivement le gagnant d’une élection taillée sur mesure pour lui mais cette élection ne change pas les dynamiques majeures à l’œuvre en Turquie et s’apparente plutôt à un sursis. En regardant les plateaux les chaînes d’information turques on ne pouvait qu’avoir un sentiment d’irréalité devant le spectacle de commentateurs devisant sur les élections locales à venir alors même que la majorité des communes kurdes ont été placées sous tutelle par l’Etat qui a démis (et souvent emprisonné) leurs maires élus, ou sur la possibilité d’un « consensus national »...

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Après les élections : l’Irak entre espoirs et méfiances

Pour les premières élections organisées dans le pays après la défaite du groupe djihadiste de l’État Islamique à Mossoul, l’alliance électorale Sairoun, « La marche pour les réformes », composée par le clerc chiite Moqtada Sadr, le Parti Communiste Irakien (PCI) et d’autres groupes politiques, est arrivé en tête du scrutin. Comment expliquer cette victoire ? Quel est le programme et la stratégie de Sadr ? Que peut-on en attendre ?  L’alliance Sairoun a devancé la liste de l’Alliance du Fateh, versant politique des Hachd al-Chaabi (Unités Mobilisation Populaires, UMP), des milices fondamentalistes chiites soutenues par l’Iran, dirigées par Hadi el-Ameri,...

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